Bonjour,
Michel Favier nous propose un livre original et riche où il se fait l'interprète de tous ces petits félibres francs et joyeux qui ont chanté « Noste Marsiho de la vièio roco ». Un bel ouvrage dans lequel contes, légendes et récits sont illustrés par 140 gravures anciennes.
Pour restituer Marseille de la vieille roche (manière d'être des Marseillais d'autrefois), recréer la Marseille provençale, celle de Victor Gelu, de la marine à voile, de feu quartier Saint-Jean, l'auteur a fait sienne la phrase de Mérimée : « Je n'aime dans l'histoire que les anecdotes, et parmi les anecdotes je préfère celles où j'imagine trouver une peinture vraie des mœurs et des caractères à une époque donnée... »
Heureux lecteur qui, au fil des pages, saura pourquoi les poissonnières n'emploient jamais le mot sardine lorsqu'elles vendent ce poisson, comment Lenche, consul de Marseille d'origine corse, a fini par passer au rang des bêtes ! Que nommait-on sur les quais "le chapeau du capitaine" ? D'où vient l'expression « À Mazargues, quand ils font un baptême, ils laissent l'enfant à la maison » ?... et en prime, un bèu mouloun de proverbes oubliés, l'explication de noms de lieux : le Prophète, la Belle de Mai, l’œil de verre... des étymologies révélées : favouille, toumeto (carrelage), l'an pebre...
Rendez-vous avec Michel Favier samedi 28 novembre de 15h à 18h.
Bien amicalement,
Rita Fidone
