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ACANTARI

ACANTARI

Lou plesi de canta n'en Prouvençau


Nous avons chanté aux Polyphonies de Cavaillon

Publié par Chorale ACANTARI sur 7 Mai 2011, 19:11pm

Et si on chantait en provençal ?

Et si on chantait en provençal ?

Publié le mercredi 27 avril 2011 à 11H36

Les 7 et 8 mai prochains, les polyphonies provençales s'offrent un festival de choeurs à Cavaillon

 

Chaque mardi, ils se retrouvent à la Bastide, à Cavaillon, et répètent inlassablement autour de Nathalie Jauffret, leur chef de choeur. Les trente chanteurs de Lou Cantadis Cavare adaptent airs traditionnels et thèmes plus contemporains à la polyphonie.

Deux, trois, parfois quatre voix qui puisent en harmonie dans le répertoire traditionnel - Nicolas Saboly, au XVIIe siècle, en fut l'un des plus illustres représentants - et parfois dans la variété - on y retrouve Jacques Brel, Georges Brassens et même certains succès de Michèle Torr. Le tout traduit en provençal! Autant d'airs que l'on pourra entendre durant deux jours, les 7 et 8 mai prochains, dans la halle du Marché d'intérêt national de Cavaillon, à l'occasion de Li poulifounio provençalo.

Pour sa quatrième édition, cette rencontre aux airs de festival dédié aux polyphonies provençales réunira pas moins de onze chorales, venues de toute la région (et nous sommes priés de ne pas l'appeler Paca - c'est une de leurs revendications) .

Ce rendez-vous, proposé tous les deux ans aux défenseurs de la langue de Mistral est organisé depuis 2006 par la très fédératrice Union provençale, association d'associations, qui rassemble groupes folkloriques, choeurs et autres structures, dont la Confrérie de la maintenance des traditions provençales, du melon de Cavaillon et des produits du terroir. "Ce regroupement d'associations est absolument nécessaire. Nous sommes peu nombreux et de moins en moins subventionnés. Il nous aurait été impossible de louer la halle du MIN autrement", souligne Françoise Soro, la présidente des "Cantadis". Mais si le genre peine à se maintenir, il attire encore, et malgré tout, des jeunes. Ce sera d'ailleurs l'une des grandes nouveautés de l'édition 2011, avec la venue de "Li Cigaloun", une chorale de cinquante-troisenfants de l'école Jean-Maurel de Puyricard.

"Quand on aperçoit un jeune au milieu d'une chorale, c'est sûr, ça détone un peu, note Françoise Soro, mais certains l'apprennent à l'école - on peut même la retrouver au bac - et sont touchés par ce patrimoine, ces traditions qui risquent de se perdre." Une relève qui a compris que tant qu'elle sera chantée, la langue provençale ne disparaîtra pas.

Florent BONNEFOI

 

 

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